mardi 23 septembre 2014

La Rentrée des classes



Ca y’est, il était temps d’y retourner, pour les enfants mais aussi pour Maman lili.



Ce matin, levé très tôt, à 5.45, pour ce premier jour au Lycée Français de Lagos.

Nous arrivons devant l’école à 7.10, une queue de voitures devant l’entrée.
Un contrôle très strict est mis en place, tant au niveau sécuritaire que sanitaire.
Prise de température pour chaque personne qui entre dans l’établissement.
Ce sera la nouvelle procédure chaque matin jusqu’à nouvel ordre.


Les classes sont affichées : Ruben est en CE1B et Eden MS C.
3 classes de CE1, 3 classes de MS, 20 enfants par classe, cela change de l’Ecole Franco chypriote.

Nous rentrons dans l’enceinte du bâtiment. Un établissement sur 3 étages, playground et paillotes au sein de la cours pour protéger des grosses pluies mais surtout du soleil.
Pas de doute, nous ne sommes pas en France.

Après être sautée du lit en criant « super y’a école », je laisse ma petite Eden en pleure dans sa classe, avec Laetitia sa nouvelle maitresse.
Ruben, quant à lui est enchanté de se faire de nouveaux amis, et en plus il a un maitre.

12.30
Ma matinée est passée à toute allure…
Je récupère mes deux loulous, le sourire aux lèvres.
La maitresse d’Eden m’informe sur sa vive implication de ce matin, quant à Ruben il a un nouveau copain (« son nom ? il ne l’a pas retenu J )
Ce n’est pas grave, l'important c’est qu’ils soient heureux et qu’ils s’adaptent vite…



dimanche 21 septembre 2014

La Plage


1er Dimanche de cette nouvelle aventure et quel dimanche !




Grant, le boss de David nous a invité à la plage !
Départ à 9.30 de l’hôtel, Grant passe nous prendre. Nous ne savons rien de cette journée, nous nous laissons complètement guider.

Dans la voiture, nous rencontrons: Diane, Québécoise, écrivain, vivant à Lagos depuis plus de 5 ans et Safy, la chienne de Grant.
Munis de nos gilets de sauvetage, nous grimpons sur le bateau de Diane.



En chemin nous faisons deux haltes pour récupérer d’autres amis de Grant, Roda et Ziad, deux libanais anglophones.
Les enfants sont aux anges, encore une nouvelle aventure pour eux.
Découverte de Lagos vue de l’eau. Les grands buildings et panneaux publicitaires géants côtoient en bord d’eau des abris de fortune, en tôle ou bois.
Sur plusieurs kilomètres, nous traversons de grandes plateformes qui extraient du sable pour les constructions. Nous paraissons touts petits à côté des gros paquebots où sont entassés des containers de tout horizon (Chine, Angleterre, Dubai…).
La couleurs de l’eau est marron/jaune/noire, pas d’odeur désagréable, mais je n’y ferais pas un plouf pour me rafraîchir.

Plus nous avançons vers la mer, plus le paysage change. Nous quittons la ville, la pollution, pour découvrir une nature verdoyante. La forêt tropicale côtoie des plantations de cocotiers à perte de vue. Dommage que le ciel soit si gris !




Tout à coup, impossible d’avancer plus, notre moteur s’est enlisé, le niveau de l’eau est bas. Malgré les différentes manoeuvres, il n’y a pas d’autre choix que de pousser le bateau.
Sans hésitation, Roda se déchausse et saute dans l’eau.  Merci pour ce sacrifice !

Au bout de 45 minutes de traversée, nous apercevons l’embranchement entre l’océan et la lagune.
Nous n’irons pas en pleine mer, nous accosterons juste avant.
           
Au ponton, nous sommes attendus par des locaux.
3 petits garçons de l’âge de Ruben prennent les grosses glacières. Eden les regarde impressionnée, ils les portent sur leur toute petite tête.


Nous marchons 5 minutes dans le sable et les palmiers, et arrivons sur la Hutte, la Paillote, je ne sais pas trop !

C’est incroyable…un petit coin de paradis.
Une immense cabane en bois, avec un toit de chaume, pas d’électricité, eau de pluie en récupération pour avoir de l’eau douce.
Avant de monter les escaliers, nous nous déchaussons et rinçons nos pieds (dans un petit pédiluve, comme à la piscine.)
En haut,  une vue imprenable sur la plage, l’océan et une piscine en contrebas.
Personne d’autres que nous, c’est tout juste magique.



Merci encore pour ce privilège.
(Je viens d’apprendre que certains sont ici depuis plusieurs mois, et n’ont jamais eu cette chance. Finalement, nous apprendrons très vite, que l’endroit où nous sommes appartient à Roda et Ziad, deux libanais nés à Lagos, leur famille étant ici depuis 3 générations.)

La piscine est remplie toutes les semaines par l’eau de la mer, c’est un système de pompe manuelle.
L’océan est quant à lui très dangereux sur cette côte, il est difficile de s’y baigner, même en connaissant bien les vagues des Landes !
Nos hôtes ont tout prévu : thermos de café, petites box de cookies maison, plutard barbecue, bons vins et même champagne.
En fait, chacun a rapporté de ses différents voyages d’été des mets.
La viande vient d’Afrique du Sud et du Kenya, le vin de France…



Nous passons un moment de sérénité, au calme, entre baignade, promenade sur la plage et discussions.
Ici, tout le monde parle anglais, je m’y mets donc avec plus de facilité que je pouvais y penser.




Au gouter, les enfants et moi dégustons de la noix de coco fraiche.
L’eau de la coco est très désaltérant et la chair succulente.
Je découvre aussi, la noix de coco grillé au barbecue, un véritable délice.



Un Dimanche comme celui ci, reste mémorable, David a placé la barre haute pour cette première semaine ! Merci à à Grant pour l'invitation, Diane pour le bateau et Roda/Ziad pour le lieu!






samedi 20 septembre 2014

Samedi pluvieux



30 degrés en permanence, un ciel nuageux, parfois même orageux, nous sommes encore jusqu’à la fin du mois en pleine saison des pluies.



Pour la première fois samedi matin, j’ai compris ce qu’était le déluge. 
Des trombes d’eau tombées du ciel, qui en un rien de temps remplissent les rues.
Très vite, s’aventurer dehors à pieds devient le parcours du combattant.
Pour ceux qui connaissent : ici l’épreuve de la rivière boueuse du « Mud day » à traverser, est naturelle!
J’ai aussi très vite compris, la nécessité d’avoir un gros 4x4, voiture haute et pneus de circonstances, pour se déplacer.
Je me suis donc laisser conduire, sous cette pluie battante jusqu’à chez Michel, un collègue de David.
Même si la vie à l’hôtel peut paraître simple, il n’en reste pas moins que pour les questions de praticité tel le linge à laver, j’ai du faire appel à un ami J
A compter d’un change par jour minimum pour nous 4 (humidité oblige), je suis arrivée chez lui avec mes deux valises cabines sous le bras.

Machines en route, je décide de l’accompagner faire son shopping alimentaire hebdomadaire.
Nous faisons 4 magasins différents pour remplir son frigo…je suis effarée des prix et surtout du prix qu’il est prêt à mettre (2000 nairas la salade Iceberg !!! soit 10 euros).
Mais Michel m’explique qu’il ne veut pas s’embêter, il vit seul (sa femme ne venant que tous les 2 mois de Bulgarie).
J’ai donc découvert 4 épiceries différentes, tenues par des français, ou encore des libanais…je sais que je pourrais trouver quasiment tous les produits français, si nous le voulions ; mais je sais aussi d’ores et déjà, que pour nous ce sera de l’exceptionnel !
Pour notre porte monnaie mais aussi surtout, parce ce que pour moi l’expatriation, c’est  s’adapter à la vie de notre pays d’accueil.
Acheter des fruits et légumes dans la rue, négocier son poisson, goûter aux produits locaux, font partis de ce que j’aime dans ma vie d’aujourd’hui.
Vous nous réserverez Camembert,  crème de marron Faugier et baguette, quand vous nous reverrez J


Pensée pour toi Sofi, il y'en a ici aussi :)

Clin d'oeil à Thierry et Sandy...


En attendant, j’ai pu faire une partie de mon étude comparative et où acheter quels produits?! Mon grand souci étant, je vous le rappelle, notre consommation de yaourts et de produits laitiers.

Bien que les surfaces soient petites, cela m’a bien occupé toute la matinée !!
En montant en voiture, une odeur très forte me monte aux narines. J’ai pensé, fortement à toi ma juju, avec ton odorat sur-développé J.
Nnamdy avait juste manger, je ne sais quoi, mais à base d’oignons, c’est sur !
Je me suis pris d’un haut le cœur, et lui dit : «  Are you eating ? » ...La bouche encore pleine, il ne peut pas me mentir, vu l’odeur.
Je lui explique, que j’ai interdit aux enfants de manger leur goûter, hier, dans la voiture, car c’est lui qui nettoie, j’aimerais donc qu’il en fasse autant ! (Arrg, je n'aime pas faire ça!)

L’après midi, nous sommes de nouveau invité par Zakiya et Martial au club Américain cette fois.
Ils sont membres, et là pas besoin d’avoir la nationalité américaine juste être parrainé !
Les américains ont un peu plus le sens du business J.
Cette fois, je fais plus ample connaissance avec Zackya.
Même âge que moi, ici depuis plus d’un an, et ravie d’y être.
Après lui avoir raconté notre anecdote de ce matin avec Nnamdy, elle m’énumère tous les soucis qu’elle a pu rencontré avec sa nanny (nounou pour son fils) et ses chauffeurs (car elle en a changé plusieurs fois).
Elle m’a mis en alerte, et ne jamais avoir confiance.
Pour exemple, hormis un rouge à lèvre de marque et un bracelet en or qui ont disparus ; elle s’est rendu compte que sa nanny lui volait même de l’eau.
Ici tout se vend !
Elle remplissait des bouteilles vides de la bonbonne à eau, et les revendait à ses amis !

Ses paroles m’ont quelque peu refroidit et rappelé que nous restons privilégiés.

On ne peut pas ignorer la pauvreté qu’il y’a dans ce pays. 63% de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Mais comment ne pas faire confiance à une personne que tu héberges, qui travaille pour toi dans ta maison et qui gardera de temps en temps tes enfants ?!

1er Samedi soir Nigérian en famille, contents d’être que tous les 4, à jouer au Uno…Au passage, Maman Lili a gagné au la main J

vendredi 19 septembre 2014

Premières rencontres


Cela fait déjà quasiment une semaine que nous sommes ici.
Moi qui m’angoissait de compter les jours lorsque nous serions à l’hôtel, finalement pour le moment nous n’avons pas arrêté.

Finalement vendredi, nous avons accepté deux invitations.
Une première au club anglais en milieu d’après midi, et une autre le soir, présentation de la marque de vêtements Kinabuti.

Le club Anglais : ici la majorité des sites où nous nous rendons sont cloisonnés/sécurisés.
Le club anglais est comme son nom l’indique destiné aux expatriés ayant la nationalité britannique ou employés d’ambassades.
En tant que français, nous y entrons donc seulement sur invitation.

J’ai donc RDV avec Zakya, Française Marocaine (contacts de David durant ces longs mois sans nous), amie avec Caroline et Nick (lui est Anglais, donc merci Nick pour l’invitation).
Il est 16.30, nous arrivons à l’heure devant ce grand portail gris.
Nnamdy nous dépose et attend que nous rentrions à l’intérieur pour repartir.
On nous demande nos noms. Nous sommes bien attendus, mon nom apparaît sur la liste des invités.
A l’intérieur, playground pour les enfants, terrain de tennis, piscine et une paillote qui abrite un bar.
Zackyia me présente différentes mamans, dont Karine, française aussi, maman de deux petites filles Isaure (2ans et demi) et Alix(5ans).

Pendant que les enfants sont ravis d’aller faire de la balançoire, trampoline et surtout d’être avec d’autres enfants, je fais connaissance.
Karine, est à Lagos depuis un mois seulement. Le Nigeria est sa première expatriation (son mari est vice consul). Auparavant ils étaient à Paris, elle est militaire de carrière.
Sportive, donc !!
Très vite, je lui demande ce qu’elle aime faire comme sport. Nous parlons de marche, de courses à pieds, de tennis…je crois que ca peut matcher J
Outre cela, elle me fait partager ses premières semaines ici ! Ces filles iront à l’école française également.

Nous passons tous un agréable après midi, David me rejoindra en début de soirée.
Nous échangeons nos numéros de téléphone, et projetons de nous revoir éventuellement lundi.

Nous sautons dans la voiture, direction le showroom Kinabuti.
Kinabuti est une marque de vêtements créés par deux Italiennes Francesca et Caterina vivant au Nigeria.

David a rencontré  Francesca via l’un de ses collègues italiens qui l’a mis en contact. Francesca et lui ont fait la même école de commerce.

Les vêtements sont modernes, européens, avec une inspiration nigériane (tissus, détails…). La marque s’engage dans un label éthique, avec fabrication des produits au Nigeria et embauche de main d’œuvre, mannequins…locaux.

Le rendu est très beau. Si vous vous jeter un coup d’oeil ,
tapez Kinabuti sur google !!

Nous arrivons devant un nouveau grand portail sécurisé.
Nous entrons. Cocktail dinatoire avec de très belles femmes hôtesses, mannequins, invitées…je dénote un peu avec mon jean et tee-shirt de la journée.
Des portants de vêtements tous plus beaux les uns que les autres, j’aime beaucoup, et repère bien évidemment une robe, mais que je n’achèterais pas cette fois ci.
Je sais que je reviendrais avec des Françaises, qui ne connaissent surement pas !

Malgré un bon vin sucré, nous sommes obligés d’écourter la soirée, les enfants sont fatigués, il est temps de rentrer.